Réflexions

Écrits à l’adolescence après un deuil, ces poèmes mêlent mélancolie, amour et imaginaire sombre, entre rêve et réalité, portés par une écriture instinctive.

Ces textes sont nés dans une période très marquante de mon adolescence. La disparition brutale de mon grand-père, avec lequel j’étais très lié, fut mon premier face-à-face avec la mort. L’écriture est devenue pour moi une manière d’essayer de comprendre ce que je ressentais et ce qui me traversait.

À cette époque, mon imaginaire était fortement nourri par la musique que j’écoutais, notamment la scène post-punk britannique et des groupes comme The Cure. On retrouve dans ces poèmes une atmosphère sombre et mélancolique : cimetières, châteaux, paysages nocturnes, figures d’anges ou de fantômes. La frontière entre rêve et réalité y est souvent incertaine.


Le recueil parle aussi de la découverte de l’amour, de l’idéalisation, de la perte et des illusions propres à cet âge. J’écrivais de manière instinctive, sans méthode, simplement poussé par la nécessité de mettre des mots sur ce que je vivais.
À l’origine, Réflexions n’était pas destiné à rester dans un tiroir. J’en avais fait un petit fanzine photocopié, agrafé à la main. Quelques exemplaires furent déposés à la librairie Parallèle, aux Halles à Paris, et j’en vendais parfois dans la rue pour dix francs.
Les textes présentés ici ont été relus et légèrement ajustés afin d’en améliorer la lisibilité, mais j’ai pris soin de conserver la voix et l’élan de celui qui les a écrits à quinze ans.
Avec ce premier recueil apparaissent déjà certaines choses qui ne m’ont jamais vraiment quitté : une fascination pour ce qui se situe quelque part entre le visible et l’invisible.

© Arnaud Papin – Toute reproduction, diffusion ou utilisation sans autorisation est interdite