Logiques inexactes

Amours, voyages, désillusions, émerveillements : les fragments d’une jeunesse qui continuent de résonner.

À propos de Logiques inexactes

J’ai écrit ces poèmes en 1998, à vingt-quatre ans.

À cet âge-là, j’avais déjà perdu quelques illusions, mais pas tout à fait accepté de devoir les laisser derrière moi. Je crois même avoir commis l’erreur de les remplacer par d’autres mirages. J’avançais entre enthousiasme et désenchantement, avec l’impression que la vie commençait vraiment alors même qu’elle m’échappait déjà.

Ces poèmes retracent mon parcours de banlieusard passé de la ville à la campagne, de l’étroite forêt de Fontainebleau aux insondables Cévennes, jusqu’aux bords de lacs. Un parcours ponctué de rencontres et de ruptures, laissant peu à peu davantage de place à la solitude, jalonné de chocs émotionnels et de résilience.

En les relisant plusieurs décennies plus tard, j’ai choisi d’en conserver l’esprit tout en les épurant. Quelques-uns ont été revisités en profondeur, d’autres réduits à leur noyau le plus simple. Certains étaient déjà en place et je ne les ai pas retouchés : nul besoin. Il ne s’agissait pas de corriger le passé, mais de lui permettre de respirer à nouveau.

Le titre Logiques inexactes s’est imposé naturellement en lieu et place de 24/20, que j’avais surnoté. Ce nouveau titre est devenu le véritable fil conducteur de ces pensées couchées en vers totalement asymétriques : comprendre le monde, les autres et moi-même à travers des raisonnements souvent fragiles, contradictoires ou intuitifs, mais sincères ; développer un regard sur le monde qui ne peut être qu’imprécis.

Ces pages témoignent d’une période de transition, mais elles dépeignent surtout des émotions universelles et intemporelles.

La preuve : aucune d’entre elles n’a vraiment disparu.

A.

© Arnaud Papin – Toute reproduction, diffusion ou utilisation sans autorisation est interdite