Je veux de l’idéal
Comme on tend les mains Vers une lumière fragile
Je veux croire que les matins révéleront encore Des promesses cachées sous la langue
Que les doutes se tairont Pour laisser les silences parler
Un idéal
Où les sentiments flottent dans l’air Sans attaches
Rassérénés d’espoir
Riant de leurs propres vertiges
Apprenant à aimer ce qui est
Sans désirer ce qui n’est pas
Sans mode d’emploi
Je veux mordre dans le citron sucré de la vie
Tu trembles moi aussi
Je tremble
Puis nos énergies mêlées font taire le vacarme
L’imperfection cesse d’être une faute
Elle devient un refuge
Une forme d’idéal qui refuse de s’enflammer mais qui claque
Ne plus rien attendre de précis
Seulement
S’aimer et s’aimer