Énoncée par une couleur grise
L’hymne des larmes tourne dans mon âme
C’est entre quatre murs que l’on voit le plus de choses
Ton absence creuse mes pensées et me rend mutique
Souviens-toi, deux enfants qui dormaient l’un sur
l’autre
Réveillés par le bruit soudain d’un monde mutin
La fumée s’évapore, et dans le brouillard je ne vois
plus
Mes pleurs se révoltent dans cette chambre vide
J’hallucine et tu apparais dans tous les recoins
Alors que je te sais au milieu d’une foule
Je mesure la distance entre nous deux
Nous retrouver à mi-chemin me suffirait
Mes yeux se mettent à cligner
La fatigue gagne ma conscience
Et si seulement j’acceptais d’être vaincu
Mais je préfère quitter mon propre corps
Laisser mes pensées partir au loin
Me laisser seul… y as-tu bien réfléchi
Le jour viendra où face à la fin,
On acceptera de se laisser mourir
Nos corps reposeront dans un paysage sombre
Mais restons éveillés ce n’est pas encore l’heure
Imagine la cérémonie de nos propres funérailles
Mais dans quelques instants pensons à autre chose
Invitée dans mes voyages, tu vas sombrer comme moi
La beauté du noir est inégalable,
Nulle part ailleurs ne la vaut
Ce poème exprime un état de solitude intérieure lié à l’absence et aux souvenirs persistants. L’auteur explore un espace mental confiné où le réel et l’imaginaire se confondent.
À travers des images de brouillard, de vide et de mémoire fragmentée, le texte traduit une confusion émotionnelle profonde et une perte de repères.
Il s’agit avant tout d’une immersion dans un ressenti, entre douleur, nostalgie et dérive de l’esprit.