Ailleurs

Là où s’allonge ton corps brumeux
La terre tremble comme un peintre
S’ajoute le rose dans les cieux
Et les cils s’ouvrent, il faut vaincre.

Cette soudaine vague qui mouille ton ombre
Et sèche des désirs ensoleillés
Un oiseau survole toutes les tombes
C’est l’aigle du cimetière enchanté
Des nappes de brouillard à l’allure fugueuse
Enveloppent les croix des inconnus

Les âmes dansent dans l’air comme des voleuses
Elles aiment regarder leurs corps nus
Le secret de l’étrange prospérité d’un Dieu
A construit des prières poétiques enfantines
Alors qu’un peu de blanc lumineux
Brûle l’ardoise noire et la mutile

À genoux, le jeune homme murmure à la pierre froide
Sans comprendre encore les mots qu’il dit
En deuil, il vit par manque de courage
Sans elle pour lui tout est fini

Ce poème explore le rapport entre le silence et la mémoire intérieure. Il décrit un état de solitude où les pensées deviennent plus fortes que les mots. Le silence n’est pas vide, mais chargé d’émotions, de souvenirs et de vérités personnelles.

À travers des images simples et mélancoliques, le texte cherche à montrer que c’est souvent dans les moments de vide que l’on se reconnecte à soi-même.