L’homme dont les yeux se ferment lorsqu’il se retrouve
Ne pleure pas les malheurs que la vie lui a fabriqués
Il pense à tout ce qu’il n’arrive pas à dire aux autres
À ce désir profond qui demeure on ne sait où
Peut-être dans les ténèbres du subconscient
Peut-être dans un récit imaginaire imprécis
Peut-être n’existe-t-il pas, simple flou que l’on croit
deviner
Le bonheur s’est noyé sous un sombre voile,
Dans un puits d’ombre d’où ne sort
Qu’un mince trait de lumière difficile à percevoir
Ce désir, c’est tout ce qu’il n’arrive pas à dire, à faire
savoir
Maintenant, seule la pointe de ses pieds repose sur ce
tabouret bancal
La corde au cou son corps est fin prêt
À se balancer comme un cheval de bois à l’arbre de la
mort
Ce poème explore le poids du silence intérieur et de ce qui ne parvient jamais à être exprimé. Le personnage incarne une lutte invisible, où les pensées s’accumulent sans trouver d’issue, jusqu’à devenir insupportables.
Les images de flou, d’ombre et de lumière traduisent un esprit en conflit, partagé entre un désir de comprendre et une incapacité à se dire. La fin, plus brutale, n’est pas une glorification mais une représentation extrême de cette rupture intérieure, lorsque tout ce qui n’a pas été exprimé prend le dessus.
Le texte cherche avant tout à faire ressentir cette tension entre ce qui est vécu et ce qui reste enfermé en soi.